La Police Municipale et les forces de l'ordre

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Police-municipale.jpgDans certains magazines dits spécialisés on peut lire qu'à la suite d'un rappel de la  Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) à l’occasion d’une demande d’autorisation déposée par une commune, le Code de la sécurité intérieure limite la mise en œuvre d’un dispositif de lecture automatisée de plaques d’immatriculation (LAPI) aux seuls services de police nationale, gendarmerie et douane.

 

La CNIL de rajouter que la collecte massive des numéros de plaques d’immatriculation, sans justification particulière, pourrait conduire à identifier toutes les personnes empruntant la voie publique à l’entrée ou à la sortie du territoire d’une commune, ce qui ne serait pas acceptable.

 Mais certains interprètent cette réponse comme une affirmation : la Police Municipale ne ferait pas partie des forces de l'ordre, ce qui est totalement faux.

 Actuellement on compte en France environ 21 000 policiers municipaux totalisant 12,8 % de l'ensemble des effectifs de terrain à l'échelle nationale. La Police Municipale est aujourd'hui officiellement reconnue par le Ministère de l'Intérieur  comme troisième composante des forces de sécurité intérieure à côté de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale.

 Et si les seuls pouvoirs de police du maire ne peuvent suffire à disposer d'appareils de lecture automatisée de plaques d'immatriculation, les agents de police municipale n'en  demeurent pas moins  membres de la  troisième force de l'ordre en France.

 Il serait  donc souhaitable que certains ne tirent pas de conclusions trop hâtives et évitent de dénigrer ces agents de Police Municipale par des interprétations hasardeuses.

Leur place dans le paysage sécuritaire français n'est plus à démontrer.