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Autour de la Police Municipale

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Lors de la transmission d'un débat télévisé concernant la police municipale (Autour de la police municipale : 93-INFOS et KLHUB) et les moyens dont elle dispose pour assurer les missions inscrites dans l'article L 2212-2 du Code Général des Collectivités Territoriales, un élu, Monsieur Xavier Lemoine, maire de Montvermeil a déclaré, qu'il demandait à ses agents de police municipale de ne pas intervenir dans certains quartiers classés "difficiles" (les Bosquets) par exemple prétextant leur manque de moyens et ceci afin de préserver leur intégrité physique.

Celui-ci parle donc de "secteurs exclus" aux policiers municipaux, tranferant certaines missions aux forces de l'Etat.

Il est bon de préciser d'une part, qu'il est offert au maire la possibilité de demander à ce que les agents de police municipale soient dotés de moyens de défense, les textes sont suffisament clairs et les formations pointues, d'autre part, les administrés habitants ces zones dites difficiles ne participent-ils pas au financement de la police municipale, sans toutefois pouvoir en bénéficier ?

Ne sont-ils pas grugés ?...

De plus, peut-on définir des missions ou des secteurs particuliers où les agents ne risquent pas de voir leur intégrité physique altérée, peut-on demander à un agent de police de ne pas intervenir lorsque la vie d'un citoyen est en danger, sous ce prétexte d'avoir fait le choix de ne pas le doter de moyens de défense ?

Les administrés attendent donc et c'est normal que les policiers municipaux pour lesquels ils paient des impots locaux soient présents dans leur quartier et il appartient donc au maire d'assurer leur présence, sans préjudice de la compétence de la police nationale.

Quant à cet universitaire, M Julien Kien, qui déclare "tout de go" que la police municipale, puisque police de proximité ne doit pas être armée, connait-il seulement le nombre de victimes du devoir dans notre profession, les circonstances et les heures où ont eu lieux ces drames ?

Pourquoi faut-il que ce soit des "observateurs" qui soient interrogés sur les conditions de travail et l'environnement professionnel des agents et non pas les fonctionnaires eux même, confrontés aux problèmes quotidiens et à la réalité du terrain ?