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L'USPPM saisi M. DARMANIN, ministre de l'intérieur

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Suite à la vidéo de dealer "surarmés" est aux échanges entre Mr DARMANIN et Mr Éric Piolle Maire de Grenoble, l'USPPM, par la voix de Bernard VELLUTINI responsable du cabinet juridique a souhaité rappeler les responsabilités que sont celles des maires lorsqu'ils prennent la décision de mettre sur le terrain des agents n'ayant pas les moyens de se défendre.

 

guillemet orange15x15ouvertMonsieur le Ministre,


Nous suivons avec un certain intérêt le débat politique sur fond de sécurité publique qui vous oppose à Monsieur le Maire de Grenoble.

Depuis toujours nous militons pour une police municipale armée, notre histoire à 14 reprises depuis 1986 nous en a donné raison , certains de nos collègues sont tombés assurément sacrifiés sur l’hôtel de la bêtise politique.

Souvenez vous, de notre collègue Clarissa, sacrifice inutile sans aucun doute, qui sans arme n’a pu un seul instant espérer sauver sa vie ni même espérer pouvoir empêcher un sinistre individu de poursuivre sa route et abattre 4 autres personnes innocentes.

Une réalité qu’il ne fait pas bon dénoncer ni entendre pour le monde politique, mais une vérité. Aujourd’hui sauf à être passé de vie à trépas un maire dort du sommeil du juste pendant que les parents, les amis, les collègues de Clarissa pleurent.

Comment Monsieur le Ministre de l’Intérieur alors que notre Constitution se veut protectrice au nom du principe de celle-ci peut-on admettre qu’un principe, celui de la libre administration des collectivités locales, puisse ainsi sacrifier la vie de femmes et d’hommes dont la vocation est d’assurer la sécurité de tous ?

Monsieur le Maire de Grenoble et d’autres trop nombreux seraient sans doute très inspirés à lire l’article 2-1° du décret n° 85-603 du 10 juin 1985 pour comprendre sans être un expert juriste qu’il appartiendra à un juge d’instruction ce souverainement saisi d’une demande d’ouverture d’une information judiciaire de déterminer la pertinence des moyens accordés à leurs policiers municipaux pour leur garantir une certaine sécurité au travail.

Il ne fait aucun doute, Monsieur le Ministre, que ces maires pourraient éprouver les plus grandes difficultés à soutenir devant le magistrat que la délinquance, la criminalité, le terrorisme ou même la simple folie des hommes pourraient s’arrêter aux portes de leurs communes et justifier leurs choix sans doute irresponsables, des choix irresponsables qui vont bien au-delà du seul armement.

Pire comment ces élus locaux pourraient-il avoir l’audace devant un magistrat de soutenir qu’il aurait été impossible à leurs policiers municipaux, ce quelle que soit la nature de la mission confiée à ceux-ci de rencontrer au détour d’une rue des faits d’une violence extrême face auxquels ils seront naturellement et gravement exposés ?

 

Sachez, Monsieur le Ministre que si un temps nous avons pu après la colère paraître résignés, nous satisfaire des mines de circonstances du monde politique, de belles oraisons funèbres, de breloques posées sur un cercueil, ce temps là est révolu. Ces maires et nous ne pouvons que souhaiter avoir votre soutien, doivent ne pas se bercer d’illusions nous saisirons la justice pour que des manquements éventuels à leurs obligations d’employeurs publics en matière de sécurité au travail soient mis en lumière et leur responsabilité pénale engagée.

In fine Monsieur le Ministre ce qui en soit pose question, jamais aucune information judiciaire n’a été ouverte par notre justice pour déterminer d’éventuels manquements des employeurs publics dans la mort d’un policier municipal comme cela aurait été le cas pour des employeurs privés. Interrogé en 2018 sur cette situation le Garde des Sceaux n’a jamais répondu !

Il serait sans doute temps de faire preuve d’un vrai courage politique sur cette question afin que d’autres policiers municipaux ne soient plus sacrifiés inutilement à Grenoble ou ailleurs et mettre les maires qui oublient souvent qu’ils sont comptables de la sécurité dans leur commune face à leurs choix politiques . Interdire toute création de services de police municipale non armés, interdire la seule idée de renfort des effectifs, de recrutements même d’ effectifs suite à des départs en pension, en mutation, pour les communes qui persistent à ne pas armer leurs policiers municipaux dont nous voyons bien que démunis comme à Grenoble qu’ils n’ont qu’une piètre efficacité en matière de sécurité et cependant un coût certain et non négligeable pour les contribuables locaux.

Espérant que la présente retienne toute votre attention  guillemet orange15x15

 

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