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La sécurité des français

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 Dans un journal à grand tirage nous pouvons lire : « Sécurité : l'État cherche de nouveaux alliés » un aricle au travers duquel  leS PoliceS MunicipaleS sont logées à la même enseigne que les sociétés de sécurité privées...

Le locataire de la Place Beauvau aurait prévenu, lors de son discours devant les forces de sécurité réunies le 30 septembre dernier à l'École militaire à Paris :  «l'inscription territoriale de notre action commande aussi de mieux conjuguer le rôle des forces régaliennes, qui ne doit pas être amoindri, avec les missions des polices municipales et celles des acteurs de la sécurité privée».Le secteur de la sécurité privée a bondi de 60.000 à 150.000 salariés, employés par 9000 sociétés associé aux policiers municipaux qui ont plus que quadruplé leurs effectifs, ce nombre important de  "professionnels de la sécurité" semble bien intéresser le gouvernement, pensez donc ! des effectifs payés, soit par des employeurs privés, soit par les collectivités locales, celles-ci selon le principe de la libre administration utilisent et rémunèrent des agents qui pratiquement ont les mêmes missions que leurs homologues à moindre frais, non, on ne remplace pas les effectifs réduits des forces de l'Etat, on met à disposition au travers de conventions d'autres intervenants...

Il y a peu, les policiers municipaux se sont plaint auprès de leur ministre de tutelle de leurs conditions de travail, de leur rémunération et de leur retraite mais si des textes de loi encadrent ces agents publics d'une administration décentralisée, l'Etat repousse d'un revers de la main leurs demandes légitimes, ils sont donc une main d’œuvre bon marché avec des moyens disparates selon les communes, les parents pauvres de la sécurité et au lieu de les considérer comme une véritable force de police, ils sont désormais placés aux côtés des agents du secteur privé, au regard du Code de la Sécurité Intérieure !

Lorsque l'Etat a besoin d'eux, ils sont fonctionnaires de police mais dès qu'ils revendiquent, sous le prétexte de la Constitution de la 5e République, ils sont écartés, les moyens de protection et de défense sont laissés à la libre administration des élus locaux, le gouvernement appelle cela le "pragmatisme", alors qu'il s'agit d'un droit, le droit à la sécurité,  leur salaire également dépend des élus employeurs  mais pas leurs prérogatives, ni leurs missions dont certaines sont « régaliennes ». Leur volet social ne tient pas compte de leurs spécificités, car selon le gouvernement, ils sont suffisamment bien payés et bénéficient des avancées sociales comme tout fonctionnaire territorial au même titre qu'un employé d'un autre service et d'une autre filière...

Pour résumer : 150.000 salariés, employés par 9000 sociétés auxquels on rajoute 20 000 policiers municipaux, 1 500 gardes champêtres et certains politiques voudraient élargir également la filière sécurité de la FPT afin d'y accueillir les médiateurs, les adultes-relais, les chargés de missions et autres employés des CLSPD ou CISPD, sans oublier  les Agents de Surveillance de la Voie Publique, qui trop souvent exécutent déjà indûment des missions de police municipale,  les «coopérations de sécurité», ne sont plus au stade de projet mais elles ne tiennent pas compte des particularités de chacun et les policiers municipaux ne sont pas prêts, dans ce contexte, d'être reconnus réellement comme faisant partie de la  3e force de l'ordre de France...

 (Sources : LE FIGARO.fr)

 

M. DEL PISTOIA Jean Louis

Directeur national de la communication de

l'Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux

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