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INQUIÉTUDE DES POLICIERS MUNICIPAUX FACE A LA VIOLENCE

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Les faits d’une particulière gravité de Champigny visant nos collègues de la Police Nationale, l’augmentation des faits de violence de plus en plus sérieux envers les policiers municipaux ne cessant de croître démontrent l’incapacité de notre République à nous protéger, une situation qui fait naître dans nos rangs une grande inquiétude légitime.

 

Les mots c’est bien, mais c’est insuffisant. C’est ainsi que nous avons interpellé Monsieur le Ministre de l’Intérieur afin que celui-ci juge utile de rappeler à nos employeurs publics quelles sont leurs obligations en matière de sécurité au travail, déplorant trop souvent que la sécurité de nos locaux ne soit pas correctement assurée, insuffisante ou même inexistante, que les agents eux mêmes ne disposent pas des moyens de se protéger et de pouvoir riposter à cette violence qui ne connaît aucune frontière, ni aucune limite.

Une violence qui nous fait craindre le pire face à laquelle sont également exposés gravement les Agents de Surveillance de la Voie Publique trop souvent encore, ce au moyen  de subterfuges, par mimétisme, impliqués dans des missions de sécurité publique, des fonctionnaires qui ne sont ni formés, ni même équipés pour y faire face, tout cela en pleine conscience, situation de nature à engager la responsabilité pénale du ou des donneurs d’ordre.

Si les associations des élus locaux entendent faire des propositions, celles-ci seraient inspirées à s’assurer de l’efficacité des moyens mis en œuvre dans les communes, dont sont et seront comptables les maires devant la justice pour garantir la sécurité des Policiers Municipaux et des Agents de Surveillance de la Voie Publique notamment en mettant fin à ce mélange des genres particulièrement dangereux et dont ils ne peuvent pas soutenir ne pas en avoir conscience.

Ces associations ne sauraient nier que les risques auxquels les policiers municipaux sont exposés sont liés au simple fait du port de leur tenue qui les identifie et non par la nature des missions qui leurs seraient confiées ce que devait souligner Monsieur CAZENEUVE alors Ministre de l’Intérieur après la série d’attentats dont il faut se souvenir  qu’ils ont coûté la vie à Clarissa, sacrifice inutile sur l’autel de la bêtise politique.

Le temps de la résignation où la profession se satisfaisant de sceaux de larmes, de belles oraisons funèbres et de breloques posées sur un cercueil est désormais révolu. Les maires devront assumer leur choix et la justice sera saisie pour en juger de la pertinence.

Une République qui ne protège pas ses policiers ne nous mérite pas.

Le Bureau National