Site de l'USPPM

banniereusppmrevue.gif

Les caillassages, c’est désormais dans tous les quartiers de Compiègne

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Quatre faits en quinze jours. Les policiers municipaux de cette commune de l’Oise tirent la sonnette d’alarme et dénoncent la faiblesse des peines infligées.

Les quartiers de Compiègne où les trafics de drogues ont pignon sur rue sont des places fortes farouchement défendues. Les forces de l’ordre n’y sont pas les bienvenues. De manière très fréquente depuis le début d’année, des salves de projectiles leur signifient qu’elles ne doivent pas rester là. Vendredi, le Clos-des-Roses a encore été le théâtre d’affrontements entre jeunes et policiers. Puis samedi, à la Victoire, les policiers municipaux ont essuyé des jets de pierres.

Depuis le 1er janvier, la police municipale a ainsi été la cible de quatre caillassages, contre six recensés… sur toute l’année 2017. Guillaume Many, délégué de l’union syndicale professionnelle des policiers municipaux, s’en alarme : « Ça prend dans tous les quartiers désormais, car les places de deal ont bougé depuis que les interpellations se sont multipliées. Avant, c’était surtout au Clos-des-Roses. Maintenant, c’est à la Victoire, à Royallieu, au Vivier-Corax… Il y a des stocks de pavés partout dissimulés dans les quartiers afin de nous caillasser pour n’importe quel prétexte. »

Le syndicaliste déplore les faibles peines prononcées par la justice en cas d’interpellation. Elles encouragent selon lui à la récidive. Ainsi, ce lundi, deux hommes de 18 et 21 ans comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Compiègne pour les caillassages de samedi à la Victoire. Inconnus de la justice, ils ont été condamnés à un mois de prison ferme sans mandat de dépôt et à deux mois de prison avec sursis, ainsi qu’à 100 heures de travail d’intérêt général.

Le plus jeune des prévenus a avoué les faits. Il a « suivi le mouvement ». « Au début, on était trois. On a appelé d’autres jeunes pour être plus nombreux que les policiers. On les caillasse pour les faire fuir. Les guetteurs du trafic pensaient qu’ils allaient rester longtemps et que ça allait perturber le commerce. »

Les policiers municipaux avaient pourtant été appelés par des riverains, inquiets de constater des attroupements. Ils contrôlaient un automobiliste quand les projectiles ont plu, à proximité d’une aire de jeux où jouaient deux enfants de 5 ans. Les agents ont sorti leur flash-ball pour calmer les ardeurs des assaillants et ont dû appeler la police nationale en renfort.

Source: Le Parisien.fr Île-de-France & Oise > Oise

Stéphanie Forestier15 janvier 2018, 19h03